IESEG School of Management
IESEG School of Management – Ecole de Commerce Post Bac
IESEG School of Management

Parcours de Diplômés

Benjamin CONSTANT (1996) : une vie d'expat' !

Uruguay, Royaume-Uni, Maroc, Espagne, Colombie, Italie, Suède, pour finalement revenir en Angleterre…Depuis que le virus l’a piqué durant ses années d’étude à l’IESEG, Benjamin ne cesse de parcourir le monde !

Revenons-en à ses débuts ! Benjamin est un étudiant qui a peu le temps d’aller en cours, car très investi dans la vie associative de l’école : Junior Entreprise, Bac au Départ, un projet co’ vendant une croisière sur le Nil (qui s’est terminé en montage de gradins dans un stade faute de mieux !), …
Une matière qu’il apprécie particulièrement ? L’économétrie ou les statistiques… bien que ces matières ne l’aiment pas forcément !

Bref, Benjamin ne s’ennuie pas à l’IESEG ! Mais il doit partir faire son service militaire après sa 4ème année. C’est le début d’un très long périple …
Benjamin est envoyé une année en Uruguay, où il a pour mission de restructurer une entreprise, décortiquer tous ses process, … Il touche un peu à tout : stratégie, finance, système d’information, ... et prend goût à avoir une vision globale et stratégique des entreprises.
A son retour, il a la chance de faire partie du programme Erasmus (10 places à l’époque ! Les partenariats de l’IESEG ont bien évolué depuis ce temps là…) qui l’amène à Leeds, en Angleterre.

Son diplôme en poche, c’est le moment de chercher un 1er emploi.
Et devinez son critère de recherche ? Une entreprise qui réalise au minimum 80% de son chiffre d’affaires à l’export !
Il envoie des candidatures spontanées dans de nombreuses entreprises, et décroche un entretien chez DMC (fils à coudre). Il convainc le recruteur de l’embaucher en lui expliquant qu’"il veut la guerre, être débordé, aller dans un pays difficile où il aurait beaucoup de responsabilités". Face à son bagout, DMC l’envoie redresser leur filiale marocaine prête à mettre la clé sous la porte. Il embauche une jeune IESEG pour l’aider dans cette mission, Cécile CAZENAVE (1999), qui fait une année de césure à ses côtés. 2 ½ an plus tard : pari gagné !

Benjamin continue alors son périple, toujours au sein de cette entreprise – entre temps rachetée par le Groupe COATS (25000 personnes dans le monde) – où il a toujours pour mission de réorganiser et améliorer les performances de l’entreprise.
D’abord en Espagne, où il est directeur des ventes durant 1 ½ an, puis en Colombie où il est directeur marketing et vente durant 2 ans, en Italie (Milan) Directeur Général de COATS Italie pendant 2 ans, et enfin, durant 2 ans en Suède, en tant que DG des filiales scandinaves, avant de rejoindre le siège social du Groupe COATS à Londres où il est maintenant directeur E-Business monde pour les produits "loisirs créatifs".

Un bel exemple d’un diplômé international et éclectique ! Bravo Benjamin pour cette superbe carrière.

Nicolas-Pierre HURTREZ (1999), Senior Manager chez Mc Kinsey

Après avoir passé beaucoup de temps à organiser le gala en 1996, s’être beaucoup investi dans ses projets co’, avoir écouté attentivement Georges et Fernande pendant les cours de statistiques, passé une année d’échange aux Etats-Unis, et fait quelques sessions de rattrapage de septembre, Nicolas sort en 1999 avec son diplôme IÉSEG en poche !!

C'est alors qu'il cherche à tout prix à repartir aux Etats-Unis pour commencer une belle carrière à l'international (et rejoindre sa future femme par la même occasion !) mais, trouve au final un poste dans un pays un peu moins exotique : la Belgique (quel impact ces Sturbois !).

En effet, suite aux contacts établis lors de son stage cadre à la Scalbert Dupont, Nicolas décroche un CSNE (coopération du service national en entreprise) à Bruxelles pour le groupe CIC. Pendant 16 mois, il conseillera les PME clientes du groupe CIC souhaitant développer leur activité au Bénélux.
La mission passionnante qui lui a été confiée lui a permis de mettre un pied dans le monde du conseil… une révélation pour sa vie future !!

Après ses multiples missions accomplies avec succès, le groupe CIC lui propose de partir pour Paris. Nicolas cherche alors un autre poste lui permettant de rester à Bruxelles. C'est alors la période où McKinsey & Company ouvre un centre de recherche européen dans la capitale belge.
Ses points forts pour intégrer une entreprise a priori très élitiste ? Parler couramment l'anglais, pouvoir déjà revendiquer multiples expériences en entreprise dont une en conseil, et finalement avoir su répondre aux questions techniques de micro et macro-économie qui lui ont été posées pendant l'entretien (merci l'IÉSEG !).
Il intègre ainsi McKinsey & Company en 2001, dans la filière " recherche ". 3 ans plus tard, il évolue vers la branche conseil de l'entreprise. Puis sa femme étant mutée à Londres, il cherche à tout prix à évoluer vers le bureau britannique de McKinsey, le plus demandé de tous. La concurrence est rude, mais à force de missions réussies avec ses collègues anglais, Nicolas parvient à se faire embaucher à Londres en 2006.
Il travaille alors principalement pour l'industrie financière, et aide le comité de direction de grandes entreprises à résoudre leurs problèmes stratégiques les plus complexes. Ses missions sont par exemple de conseiller une banque anglaise à redéfinir sa stratégie après la crise financière des " subprimes ", d'aider un assureur américain à pénétrer le marché Européen, ou encore de développer le plan de croissance d'une grande banque du Moyen-Orient dans un contexte local de taux d'intérêts négatifs…

Nicolas s'est maintenant installé pour quelques temps en Asie du Sud-Est avec sa femme et ses deux enfants.
Dans cette région du monde toujours en pleine croissance malgré la crise, l'industrie financière est en pleine transformation et représente une grosse opportunité pour les métiers du conseil. En tant que " senior Manager ", Nicolas compte bien s'investir dans la croissance des bureaux locaux de McKinsey. 

Thomas LEFEVERE (2005) et Bertrand VERCAMER (2006)

Deux jeunes IESEG, créateurs de "mon-coffret-cadeau.com" 

Après ses 5 années d’IÉSEG, Bertrand Vercamer (2006) part travailler pour la société « Oxygène », en tant que directeur commercial du site internet Meteocity. Quelques années plus tard, il quitte cette société pour un poste de business developper chez Pixamania.
Thomas Lefévère (2005) mène en parallèle un parcours tout à fait différent : il s’investit dans l'association "MainTenant Demain". Ce travail sur la thématique du tourisme équitable le fait voyager à travers le monde. A son retour, il effectue un passage à la Société Générale en tant que consultant en organisation dans les financements structurés, avant de croiser le chemin de Bertrand.

Tous deux décident alors d’unir leurs compétences pour créer leur propre entreprise : Webadvent.
Par le biais de cette société, ils lancent Mon-Coffret-Cadeau.com : comparateur de coffrets cadeaux.

Leur site a pour objectif d'aider les internautes à faire leur choix parmi les très nombreux coffrets-cadeaux présents sur le marché. En effet, ce marché se porte bien : il représente un chiffre d'affaire de 380 millions d'euros en 2009 et plus de 70 marques de coffrets !
Leur site internet référence de nombreuses marques de coffrets-cadeaux. En quelques clics il devient alors très simple de comparer les coffrets-cadeaux entre eux. Par ce biais, ils espèrent redorer l'image de ce secteur plutôt controversé ces dernières années, en mettant en avant quelques atouts méconnus chez certaines marques (échangeable, prolongeable, satisfait ou remboursé...).
Bertrand et Thomas ont également développé une communauté autour de la qualité des coffrets-cadeaux en regroupant les avis de ceux qui les ont essayés, en réalisant des tests ou encore en mettant en place un forum.

Leur site fonctionne en ce moment à plein régime. Nous leur souhaitons une belle réussite.

Le goût du risque - Michel HIBON (1973)

MICHEL HIBON, IESEG 1973, fête cette année le centenaire du Groupe Cahors, qu’il dirige depuis 17 ans. Une entreprise qu’il a fait évoluer, en optant pour la diversification et l’international. Retour sur un parcours plein d’enseignements.

En 1973, votre diplôme IESEG en poche : que faites-vous ?

Je passe le TOEFL et le GMAT et je m’envole aux Etats-Unis décrocher un MBA. L’immersion américaine est riche de leçons. A mon retour en France, j’intègre le groupe Rank Xerox, pour lequel je travaille cinq ans au contrôle de gestion et au marketing.
En 1981, je choisis la banque qui manque à l’époque de contrôleurs de gestion. Je travaille dans un premier temps à la Banque Hervet avant de rejoindre une banque internationale : la BSFE, de 1984 à 1989.
Ce passage dans le milieu de la banque d’affaires est essentiel dans la suite de ma carrière. J’y ai appris le business : la stratégie, la finance, le marketing. Je travaillais avec des pointures, rien n’était laissé au hasard. Nous devions sans cesse nous frotter à des choses nouvelles, et essayer !

Et puis en 1989, changement de décor. Vous quittez la rue de la Paix à Paris pour rejoindre Cahors, dans le Sud Ouest.

Je vous avoue que mes collègues banquiers ont été très surpris de ma décision ! Quitter Paris et la banque pour aller prendre la direction financière d’une PME de province : quelle drôle d’idée !
A vrai dire, ce sont de graves détournements de fond du Groupe Cahors en 1989 (ma famille était actionnaire) qui ont déclenché ma mutation. Je propose alors de leur venir en aide, en prenant la direction financière. A l’époque, le Groupe compte 500 employés et totalise un CA de 70 M€.
En 1993, j’accepte de devenir président directeur général après maintes hésitations. La construction électrique, le management…c’était l’inconnu. Mais le goût du risque m’a rattrapé !
Très vite, il a fallu diversifier les produits comme les métiers et partir à la conquête de nouveaux marchés. C’est l’ouverture des marchés à l’Est, on parle beaucoup de la Chine. Mais s’implanter à l’étranger est une démarche à long terme. Il faut convaincre les actionnaires, trouver un directeur international, développer les produits que les clients étrangers attendent. Il faut appréhender un marché et sa culture. Il y a l’inquiétude compréhensible des salariés, craintifs de perdre leur emploi pour cause de délocalisation.
Il faut s’adapter à tout cela. Mais diriger une entreprise implique deux choses primordiales : avoir les idées claires et ne jamais raconter d’histoire à ses équipes. Sans cela, aucun climat de confiance n’est possible.

En 17 ans, vous avez triplé le nombre de salariés (2000 aujourd’hui) et quasiment triplé le chiffre d’affaires (205 M€). Le groupe compte neuf filiales en France et sept à l’étranger. C’est une belle réussite, n’est-ce pas ?

Nous aurions pu faire mieux. Par définition, un chef d’entreprise n’est jamais complètement satisfait ! L’obsession de vouloir « toujours faire plus » est omniprésente. Le Groupe Cahors devrait encore doubler de taille dans les années à venir. Pour cela, les trois axes de la politique du Groupe devront être nos moteurs : diversification des produits, complémentarité des métiers et présence internationale.

Vous évoquez la complémentarité des métiers, votre groupe abrite depuis 2007 l’IFGC : Institut de formation du Groupe Cahors. En bref, c’est quoi ?

D’une part, l’Institut forme aux métiers d’exécutants. Il est indispensable de créer un transfert de savoir vers les plus jeunes, et préparer les salariés au changement.
D’autre part, nous formons les jeunes cadres au management. Des professionnels extérieurs interviennent régulièrement à leurs côtés. Cette formation est un réel investissement pour nos cadres, et génère motivation et implication. De notre côté, elle est une excellente opportunité de déceler le meilleur de nos cadres. Trouver là où ils sont bons pour leur garantir un réel épanouissement.
L’entreprise doit être un creuset, et non pas un affrontement !

La 41ème promo de l’IESEG a été diplômée le mois dernier, quels conseils donneriez-vous à cette jeune génération ?

Essayez ! N’ayez pas peur ! Ne renoncez devant rien, c’est essentiel.
Vivez chacune de vos expériences dans le souci d’enrichir vos compétences. Vivez des expériences larges, qui vous seront utiles toute votre vie.
Nous entrons dans une période ou l’entrepreneur sera le plus important. Ce sera la seule façon de créer de la richesse et de l’emploi. Il faut que notre pays génère des entrepreneurs. Alors faites-en partie ! 

Source : http://www.ieseg-network.com/