25.03.2009 – Innovation en Europe et efficacité technique

25 mars 2009

25 mars 2009Lille
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Speaker: Claude Mathieu – Université Paris XII

Date and place: 25/03/2009 at 14:00
IÉSEG School of Management
– 3 rue de la Digue
– 59000 LILLE
Lecture Room: A103 (first floor)

IÉSEG Seminar jointly with LEM UMR8179

Paper and slides: Download the paper – (PDF – 203936 Ko)

Co-Author(s) of the underlying paper with Mohamed Harfi

Description: Supposer que les dépenses de R&D constituent une mesure pertinente de performance des pays en matière d’innovation repose sur l’hypothèse implicite que les pays innovants sont tous aussi efficaces. Or, cette hypothèse peut apparaître comme très forte s’il n’existe pas un lien univoque et systématique entre effort de R&D et résultat du processus d’innovation. Dans ces conditions, tous les pays ne sont pas nécessairement techniquement efficients au sens où ils ne se situent pas tous systématiquement sur la frontière de production de l’innovation. Partant de ce constat, la faiblesse de l’investissement privé en R&D pour certains pays européens ne serait-elle pas pour partie le simple reflet d’une organisation plus efficace des activités d’innovation ? A l’inverse, certains pays ne cherchent-il pas à compenser une inefficience technique de leur processus d’innovation par un effort élevé en matière de R&D ? Ce travail propose de mesurer l’inefficacité des pays européens en matière d’innovation. Nous estimons une frontière stochastique de production d’innovation de type Cobb-Douglas pour en déduire une mesure d’inefficacité par pays. Les estimations sont effectuées à partir de l’enquête CIS4 qui fournit des données d’industries (Nace à 2 chiffres) appartenant à 17 pays européens (soit 16 Etats membres de l’UE auxquels il convient d’ajouter la Norvège). L’analyse économétrique met en évidence des écarts d’inefficience entre les pays avec la présence d’un lien assez étroit entre la taille, exprimée en termes effort en R&D et l’efficience technique. Ce résultat est sensiblement modifié par une analyse plus fine menée en distinguant le niveau technologique des secteurs. Ainsi, pour certains « petits » pays leur efficience permet de compenser une moindre quantité produite d’innovation par rapport aux plus grands pays comme l’Allemagne. Toutefois, la compensation reste très partielle et ne permet en aucun cas de compenser l’effet taille.

IÉSEG