Alexia MORTAUD : étudiante engagée et déjà actrice du changement à 19 ans
À tout juste 19 ans, Alexia MORTAUD déborde d’ambition, d’idées et de convictions. Étudiante en 2ème année du Programme Grande École à l’IÉSEG, elle a participé à la COP30 au Brésil, développe sa propre application environnementale, intervient dans des écoles, prend la parole dans des conseils municipaux… et parvient à suivre ses cours à côté.
Son fil conducteur ? L’envie d’être utile. « J’aime le sentiment de partager, d’aider, de transmettre. C’est vraiment ce qui m’anime » explique-t-elle.
Engagée depuis son entrée au lycée
À 16 ans, Alexia rédigeait déjà un programme politique, nourrie par la curiosité et l’envie d’agir. « Je ne trouvais aucun parti avec lequel j’étais 100% d’accord, alors j’ai commencé à me forger mon propre avis. Et j’ai réalisé que tout est politique : le social, l’économie, l’environnement… tout est lié »
Dès le lycée, Alexia découvre l’engagement associatif en rejoignant “Nous Toutes”, un collectif féministe contre les violences sexistes et sexuelles, puis en participant à des actions solidaires locales. « C’est là que j’ai réalisé qu’on pouvait vraiment défendre des causes, et que ça me plaisait. J’avais besoin de me sentir utile », raconte-t-elle. Aujourd’hui, Alexia jongle avec ses études, ses projets, et ses engagements. « Ça fait beaucoup, surtout à 19 ans. Il faut être très organisé et savoir quand ralentir », mais ses efforts portent leurs fruits.
À force de rédiger des plaidoyers et de porter la parole de la jeunesse dans sa ville, elle s’est faite remarquer. Inaugurations, discours, accompagnement du maire… les opportunités se sont enchaînées.
De Saint-Ouen-sur-Seine à la COP30 : un chemin stupéfiant

Grâce à son fort investissement, Alexia a retenu l’attention du Centre de Jeunesse de sa ville (Saint-Ouen-sur-Seine) pour être ambassadrice de la jeunesse et partir avec la délégation française en direction de la COP30 au Brésil.
Pour se préparer au mieux elle a intégré une formation intensive tenue par “Banlieues Climat, Ça Bouge Grave” et “Écologie Universelle”. « C’est grâce à eux que tout a été possible. Ils m’ont formée, accompagnée et permis de partir avec l’Institut français. »
Cette expérience l’a profondément marquée : « J’avais envie de voir les réalités dont on parle tous les jours. Les voir en face, ce n’est pas du tout pareil. Là-bas, j’ai compris l’ampleur des inégalités », explique-t-elle.
Elle a assisté à des témoignages bouleversants, comme celui d’un jeune Brésilien dans l’incapacité d’aller à l’école à cause de la sécheresse car il devait parcourir des dizaines de kilomètres. « On se rend compte à quel point on est chanceux. Et surtout, à quel point il faut agir maintenant ».
La parole de la jeunesse portée et entendue
Elle craignait au départ d’être uniquement une figure “symbolique” de représentation de la jeunesse, mais Alexia s’est rapidement rendu compte que sa parole avait une importance. « On a pu parler avec nos propres mots, défendre nos idées, participer librement aux tables rondes. C’était une vraie surprise. »
Son séjour s’est articulé entre forums, ateliers, interviews pour l’Institut Français, documentaire, rencontres avec des ministres et scientifiques, et même une interaction avec Emmanuel Macron.
Mais ce qui l’a le plus marquée, c’est l’immersion dans une communauté autochtone :
« Ils vivent dans la forêt, en harmonie totale avec leur environnement. Ils ont leurs rituels, leurs valeurs. C’était fascinant… et très émouvant de voir à quel point leur existence est menacée ».
Quant à ses apprentissages, ils ont été nombreux : « J’ai réellement pris conscience de notre déconnexion de la réalité, des différentes problématiques auxquelles on n’est pas forcément confronté en France, et des luttes communes aux différents pays ».
Sa vision de l’avenir
L’expérience l’a aidé à définir ce qu’elle voulait vraiment faire et poussée à agir encore plus : « Je me sens beaucoup plus légitime de transmettre et de partager ». Maintenant, elle transmet ce qu’elle apprend à la nouvelle génération, notamment dans les écoles primaires où elle intervient régulièrement : « Je veux montrer que la jeunesse peut accomplir beaucoup de choses. Il y a tellement de façons d’agir, même à notre âge. C’est ce qui m’a donné envie de lancer des projets encore plus ambitieux »
Parallèlement à ses engagements politiques, Alexia développe une application environnementale qu’elle a elle-même commencée à coder. « Je veux aider les gens à consommer plus durablement, mais sans que ce soit compliqué. Personne n’a envie de passer trois heures à vérifier ses achats !»
Alexia a de nombreuses idées en tête : continuer à développer son application, renforcer son engagement local, poursuivre en politique, ou même explorer l’immobilier durable « Ça peut paraître éloigné, mais l’immobilier durable, c’est un sujet énorme. L’environnement peut se retrouver dans tous les secteurs »
Une étudiante inspirante et une génération d’acteurs du changement
Le parcours d’Alexia prouve qu’on peut être étudiant, débuter dans la vie… et déjà avoir un impact. Sa détermination, son travail, sa sincérité et sa capacité à créer des passerelles entre études, engagement et entrepreneuriat en font un exemple inspirant de la nouvelle génération d’acteurs du changement.
Son message aux étudiants est simple : « On peut réussir en partant de rien. Je n’avais pas de réseau, rien. J’ai juste osé. Il ne faut pas se décourager, même quand ça paraît inaccessible ».