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[Histoire de Diplômé] Arthur MICHEL (Madbox) : aux manettes de sa vie professionnelle

Arthur Michel (diplômé du Programme Grande École en 2020) imaginait-il intégrer le secteur du jeu vidéo lorsqu’il dressait des Pokémon sur sa console portable en rentrant de l’école ? Sans doute non, mais l’ensemble des expériences qui ont suivi, qu’elles soient ludiques, académiques ou professionnelles, ont tracé un chemin qui lui ressemble : cohérent, exigeant et hors des sentiers battus. Comment a-t-il trouvé sa place dans une industrie qui génère 170 milliards d’euros par an (cinq fois plus que le cinéma) ?

A quand remonte votre passion pour le jeu vidéo ?
J’ai eu la chance d’avoir accès très jeune aux BD, livres et films pour développer mon imagination débordante et vivre des aventures exaltantes. Le jeu vidéo m’a rapidement attiré puisqu’il offrait un atout supplémentaire : être aux commandes ! À 9 ans, je dressais des Pokémon sur ma Game Boy, à 11 ans, j’étais chasseur de monstres sur PSP, puis j’ai connu l’incroyable essor des jeux en ligne. Plus tard, au lycée, j’ai été chef d’une guilde de combattants sur World of Warcraft. À l’époque, je n’imaginais pas pouvoir travailler dans ce domaine !

Comment s’est construit ce projet inhabituel ?
J’ai toujours été encouragé par mes parents qui m’ont vraiment poussé à faire ce qui me tenait à coeur. J’ai choisi le cursus généraliste et exigeant de l’IÉSEG pour me laisser le temps de mûrir mon projet tout en gardant un maximum de portes ouvertes. En 4e année, j’ai opté pour la spécialité finance pour mieux comprendre les rouages, notamment économiques, d’une entreprise. En parallèle, les périodes de stage m’ont permis d’intégrer ce secteur et d’y faire mes preuves, expérience après expérience. Il a fallu faire preuve de patience et frapper à toutes les portes.

Le secteur du jeu vidéo est-il ouvert aux diplômés d’école de commerce ?
Un studio de jeu vidéo est une entreprise à part entière ! On peut donc s’y épanouir en finance, en marketing, en ressources humaines, etc. Pas besoin de passer ses nuits sur sa console, mais faire preuve d’un intérêt particulier pour le milieu est bien entendu un plus. Si la partie « production » vous intéresse, vous pouvez viser le poste de « producing », garant de la bonne gestion du projet, à savoir la meilleure qualité dans les meilleurs délais. Un métier passionnant, au coeur du réacteur, qui demande d’interagir avec de nombreux interlocuteurs.

Quelles sont les futures tendances de ce milieu ?
Cette industrie est arrivée à une certaine maturité et sa croissance a ralenti en 2022. Paradoxalement, les opportunités n’ont jamais été aussi riches tant le jeu vidéo mêle des disciplines variées (visuel, game design, musique, technologies, etc.). Le maître-mot des années à venir sera l’accessibilité et l’expérience sociale : jouer facilement, sur différentes plateformes, en reliant un maximum de personnes ensemble. J’ai vraiment hâte de voir ce que le futur nous réserve… et y contribuer !

C’est dans la poche !

La vocation de Madbox : faire vibrer des millions de joueurs en leur proposant des expériences ludiques à partager. Studio indépendant composé de 70 salariés, l’entreprise propose des jeux gratuits sur mobile.
Dernier succès en date : Pocket Champs qui vous invite à devenir le coach d’une petite créature qui fait la course. À la manière d’un Tamagotchi, vous devrez l’entraîner et prendre les bonnes décisions pour l’emmener le plus loin possible.
En tant que Game Director, Arthur a géré la vision créative du projet jusqu’au lancement du jeu à l’été 2022. Installez-le sur votre smartphone si ce n’est déjà fait !

Cet article a été rédigé par Luna Créations pour le magazine IÉS #17, le magazine de IÉSEG Network, l’association des diplômés de l’École.