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« Faculty in the Spotlight » avec Pascale Patat-Dubouis

S’appuyant sur plus de 700 professeurs dont 175 enseignants-chercheurs permanents, l’IÉSEG propose à ses étudiants une expérience d’apprentissage de grande qualité, reposant sur 4 piliers : un apprentissage actif, interdisciplinaire, centré sur l’acquisition de compétences, proposé à travers des cursus personnalisés.

Chaque mois, “Faculty in the spotlight” vous donne rendez-vous avec l’un des professeurs de l’École qui présente sa vision de l’enseignement, ses méthodes pour transmettre son expertise et sa passion aux étudiants et partage ses meilleurs souvenirs et anecdotes à l’IÉSEG.

Ce mois-ci, rencontre avec Pascale Patat-Dubouis, Professeure de Marketing à l’IÉSEG.

Pourquoi avez-vous choisi de devenir professeur ?

J‘ai travaillé 30 ans en entreprise et j’ai eu envie de changer de voie. Cela faisait une dizaine d’années que je coopérais avec les écoles car j’avais co-écrit des cas et je faisais des interventions en tant que professionnelle. Puis, j’ai eu une réflexion sur mon avenir professionnel et je me suis dit que c’était le bon moment pour passer à quelque chose de différent, de donner du sens à mon activité. J’avais fait le tour des postes que je pouvais avoir en entreprise. Ma motivation a été de devenir une « passeuse », de transmettre des savoirs.

Quel est votre parcours ?

Je suis diplômée de l’ESCP Europe et de l’IAE de Paris où j’ai fait un Master Recherche en 2017 . Je suis actuellement doctorante à l’université du Mans en parallèle de mon activité à l’IÉSEG. Je travaille à l’IÉSEG 3 jours par semaine et sur ma thèse sur les Alliances Accidentelles de Marques le reste du temps.

Avant d’intégrer l’École, j’ai travaillé en France, dans l’industrie et la distribution. J’ai passé une vingtaine d’années au sein du groupe Philips où j’ai exercé différentes fonctions : Commerciales, Ressources Humaines et Marketing. J’ai eu la chance d’avoir un parcours transversal avec différents métiers en changeant de poste tous les 3 ou 4 ans. J’ai été compte-clé, DRH, directrice marketing. Puis, je suis passé chez Carglass où j’ai été directrice commerciale et marketing. Enfin, chez Hygena j’étais directrice marketing et communication. Depuis que je suis devenue enseignante, j’ai commencé par faire des vacations dans différentes écoles puis j’ai trouvé mon poste permanent à l’IÉSEG en janvier 2019.

Quel est votre domaine d’expertise ? Quel(s) cours enseignez-vous à l’École ?

J’ai une double casquette car je suis à la fois professeure et Directrice Académique du programme Direction Commerciale & Business Development en Executive Education. J’interviens au niveau Bachelor et Master du Programme Grande École, ainsi que dans le programme d’apprentissage « Digital Marketing & Innovation » et au niveau Executive Education. J’enseigne des cours sur le marketing opérationnel avec les « Fondamentaux du marketing » et le « Advanced marketing mix » ainsi que sur le « Brand management ». Au sein du programme Executive, j’enseigne deux cours : «  De la stratégie marketing au déploiement commercial » à travers lequel j’essaye de faire comprendre à des professionnels qui sont des commerciaux ce qu’est une stratégie marketing et comment la déployer  via une politique marketing puis par des actions commerciales, et des cours de méthodes de thèse. A travers ces derniers, je mets à la portée de professionnels quelque chose de très académique et qui leur demande un effort pour réussir, car par exemple, apprendre à lire un article académique n’est pas forcément évident pour un professionnel. L’une des premières choses que je fais  c’est de leur apprendre à se faire confiance. Ce cours permet de développer les compétences nécessaires pour réussir une thèse mais aussi de progresser quant à la connaissance de soi, la gestion de projet et la rigueur intellectuelle.

Pourquoi avoir choisi l’IÉSEG ?

Tout s’est joué avec les personnes que j’ai rencontrées. Lorsque l’on a beaucoup d’expérience et que l’on change de carrière, on sait avec qui on a envie de travailler. Depuis 3 ans, je fais le constat que ces valeurs sont bel et bien vécues et mises en œuvre au quotidien. Lorsque j’ai choisi l’IÉSEG, c’était pour moi un critère fondamental de travailler avec des gens qui avaient des valeurs humanistes communes avec les miennes. Bien entendu, le fait que l’École soit renommée a également aidé à motiver mon choix.

Comment vous retrouvez-vous par rapport aux valeurs et à la mission de l’École ?

Je m’y retrouve dans le fait que je me mets au service de mes étudiants, comme s’ils étaient des « clients » en quelque sorte. Sans pour autant parler de clientélisme bien sûr ! Le terme « client » signifie pour moi que j’ai en face de moi une personne ayant un besoin, des envies, mais que ce n’est pas forcément gagné d’avance. Un professeur doit conquérir l’attention de ses étudiants et leur donner envie. J’essaye donc de comprendre comment ils fonctionnent, ce que sont leurs besoins et leurs motivations, c’est donc une vraie démarche de marketing et de commercial. Donner un cours ne s’apparente pas à donner une conférence ; il s’agit vraiment d’aller chercher les étudiants pour les amener à participer, à écouter, à être curieux, à comprendre, et aussi les challenger. La différence avec un client est que, en tant que professeur, on se doit de leur donner des notes !

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre expérience d’enseignement à l’IÉSEG ?

L’une des choses que j’aime particulièrement est la variété des personnes à qui j’enseigne, puisque cela couvre un spectre très large : des étudiants de 19-20 ans en Bachelor jusqu’à des professionnels qui peuvent avoir plus de 50 ans. J’apprécie également beaucoup l’opportunité de pouvoir enseigner des matières variées.

D’après vos étudiants, quels sont vos points forts et vos axes d’amélioration possibles ?

D’après les feedback que je reçois, mon expertise est reconnue. Et, d’un point de vue humain, ils apprécient particulièrement les retours individuels que je leur fais. Je pense que le feedback est très important car c’est ce qui permet d’apprendre. La densité de mes cours est assez importante car je suis passionnée par ce que j’enseigne et j’ai tendance à vouloir transmettre beaucoup de choses ; c’est un point que je pourrais améliorer.

Sur quelles méthodes pédagogiques vous appuyez-vous pour enseigner vos cours ?

J’essaye le plus possible d’avoir des vrais cas, que l’on appelle des cas « vivants », que je construis avec des entreprises pour mes étudiants car je trouve que cela a un vrai impact de recevoir une personne qui vient expliquer son problème concret et qui recherche des solutions. J’utilise mon réseau et celui de l’École pour y parvenir. J’essaye également de varier les activités : plénières, travaux de groupe, quiz…

Comment transmettez-vous votre passion à vos étudiants ?

Mes étudiants sentent que j’aime ce dont je parle et que je connais bien mon domaine. Je leur partage mon vécu en entreprise, que tous les professeurs n’ont pas forcément et qui est une de mes richesses.

Comment retrouvez-vous la dimension internationale à l’École ?

Je ressens la dimension internationale d’une part car j’enseigne majoritairement en anglais et car la plupart de mes collègues sont étrangers, on est donc plongé dans une dimension interculturelle en permanence. Nous communiquons toujours en anglais. Il y a des cultures très différentes et il est intéressant de voir que chaque culture se comporte différemment lors des travaux de groupe. J’ai toujours travaillé dans des contextes internationaux et c’est quelque chose d’important pour moi, une dimension que je souhaitais garder lorsque j’ai intégré l’IESEG.

Un de vos meilleurs souvenirs à l’École jusqu’à présent ?

En grec, il y a le terme « kairos », qui correspond à l’instant décisif où quelque chose se passe. C’était avec la deuxième cohorte de mon programme… Ils avaient un cours de Stratégie Grands Comptes, au début du programme. Il y avait un devoir assez difficile à faire pour eux et je les ai vu tous ensemble autour d’un ordinateur, travailler en équipe, sans que ça ne leur soit demandé. Et là, j’ai senti qu’il se passait quelque chose entre eux. J’ai réalisé que tout le travail que nous fournissons à l’IESEG pour que les étudiants soient solidaires et travaillent ensemble payait vraiment. Cette scène m’a vraiment marquée.

D’autre part, j’aime beaucoup accompagner des thèses et le moment où l’on amène l’étudiant à la soutenance est un moment fort. Cela fait partie des petits moments de bonheur que l’on a dans le métier.

Comment l’École a-t-elle évolué depuis votre arrivée ?

On voit de plus en plus clairement  la place centrale de la RSE dans la stratégie de l’Ecole. C’est un vrai facteur de différentiation et, selon moi, c’est la bonne direction à prendre car nous souhaitons former les leaders responsables de demain.

Comment participez-vous à la vie de l’Ecole en dehors des cours ?

Je participe aux journées portes ouvertes et je suis très active sur les réseaux sociaux car je pense que le rôle d’un professeur c’est aussi de faire rayonner son école et ses étudiants. J’essaye de m’impliquer en interne dans les événements de l’École lorsque je peux. Je viens également de me former à la Fresque du Climat en tant que volontaire et j’ai animé ma première fresque avec des étudiants. Cela me permet de contribuer à la stratégie de l’École, d’aider les étudiants à devenir plus compétents sur ces sujets et enfin, de développer moi-même mes compétences. Cette initiative me semble importante car l’École étant dans une démarche de développement durable, je pense que les professeurs doivent aussi d’être impliqués.