Dimitri FEYS : étudiant en finance le jour, chef à domicile le soir
Étudiant en majeure Finance du Programme Grande École à l’IÉSEG, Dimitri FEYS suit un double parcours. Derrière les cours de master et les chiffres, il nourrit une passion grandissante pour la cuisine, jusqu’à se lancer comme chef à domicile. Entre prestations culinaires, formation professionnelle et études exigeantes, il avance pas à pas vers cet univers qui le fascine. Il revient sur les débuts de cette aventure et sur la manière dont il conjugue aujourd’hui ces deux aspects, presque opposés, de sa vie.

Dimitri, quand es-tu tombé dans la marmite de la cuisine ?
Tout a commencé pendant le confinement. J’ai commencé par cuisiner comme ça, juste pour moi. Je n’ai jamais pris de cours ou quoi que ce soit. Et j’ai appris peu à peu, par moi-même, en regardant beaucoup de vidéos sur internet et sur les réseaux sociaux.
Ensuite, j’ai cuisiné pour ma famille, mes amis, j’ai progressé et ça m’a donné envie d’aller plus loin. Et un jour, en scrollant sur Instagram, j’ai découvert le métier de chef à domicile. Je me suis renseigné un peu, j’ai contacté des chefs à domicile pour leur demander comment ils travaillent et comment cela fonctionne, et je me suis rendu compte que ce milieu m’attirait énormément.
Comment as-tu décroché tes premières prestations ?
J’ai commencé via le bouche-à-oreille, en proposant à mon entourage de me proposer mes premières prestations, un peu comme un test. Ensuite, j’ai contacté différents créateurs de plateformes de mise en relation entre chefs cuisinier et particuliers qui recherchent des prestations culinaires à domicile. L’entreprise « Prémices » m’a contacté car elle souhaitait développer son réseau de chefs à Lille. J’ai donc fait une prestation test et reçu un compte-rendu de la prestation favorable, ce qui m’a permis de rejoindre leur réseau.
Comment vis-tu ces expériences et comment tout cela fonctionne ?

Au début, il y a forcément du stress, mais une fois que je suis en cuisine, c’est comme si j’étais chez moi. J’oublie le stress et j’apprécie le moment. Au-delà de la prestation culinaire, ça me permet de rencontrer des personnes très différentes et de discuter avec elles, c’est toujours un moment agréable. Généralement, les convives sont curieux et posent beaucoup de questions sur cette activité émergente de chef à domicile. Les discussions sont toujours très intéressantes.
Je propose en amont un menu avec ce que je fais de mieux, comprenant trois entrées, trois plats et trois desserts au choix. Je peux aussi répondre à des demandes spécifiques. En cas d’allergie, je veille à composer un autre menu ou à adapter la recette. Dans tous les cas, j’essaye toujours de trouver une solution. Il est essentiel de demander à l’avance pour éviter les risques d’allergie ou de contraintes alimentaires.
Tu as décidé de te former en passant une certification professionnelle en parallèle de tes études à l’IÉSEG…
J’ai en effet débuté une formation il y a quelques mois pour le titre professionnel de cuisinier. Il s’agit d’une formation en ligne comprenant des vidéos, des tutos, des textes, des devoirs à rendre… Cela me donne une grande autonomie et flexibilité pour combiner cet apprentissage avec mes études à l’IÉSEG.

La formation est très complète, j’apprends énormément de choses. Il y a notamment toute une partie technique de cuisine : les découpes, les cuissons, etc. Il y a aussi des questions de normes sanitaires qui est très importante, évidemment. Il faut connaître toutes les températures de conservation, comment bien laver le matériel, c’est très précis.
L’examen de validation de la certification comprend un oral et un dossier professionnel. Il y a également une épreuve pratique de quatre heures en cuisine, où il faut réaliser entrée, plat et dessert. Il y a également un QCM portant sur des recettes, des techniques, et les normes sanitaires. Cela englobe tout ce qu’on apprend au cours de la formation. Mon objectif est d’obtenir mon titre d’ici le mois de juillet.
J’essaye de consacrer à minima une heure par jour à ma formation en cuisine pour pouvoir avancer. Bien sûr, je ne peux pas toujours, en fonction de mes impératifs vis-à-vis de mes études à l’IÉSEG.
Finance et cuisine : deux univers opposés ?
En fait, je trouve qu’ils se complètent. Si je continue à m’orienter vers la cuisine, je finirai par créer une entreprise et là, tout ce que j’ai appris en finance me sera utile. C’est essentiel de comprendre le fonctionnement financier d’une entreprise. Et de manière générale, j’ai beaucoup appris sur l’entrepreneuriat et la création d’entreprise jusqu’à présent pendant mon cursus. L’IÉSEG me permet aussi d’assurer mes arrières si jamais je ne vais pas plus loin dans le domaine culinaire.
Quels sont tes projets pour l’avenir ?
Je ne sais pas encore si j’ai envie de faire de la cuisine à domicile mon métier, mais je préfère avoir toutes les cartes en main, et décider plus tard. Dans l’idéal, j’aimerais à minima avoir un métier qui se rapporte, de près ou de loin, à l’univers de la cuisine. Ça pourrait être, par exemple, un projet de monter une chaîne de restaurants ou de travailler dans une chaîne de restaurants sur le plan financier.
