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Gabby : épauler les professionnels de l’immobilier

Gabby, une start-up lancée par Henri HECQUET, étudiant en Master à l’IÉSEG, et incubée à l’IÉSEG, épaule les professionnels de l’immobilier dans l’accompagnement de leurs prospects lors de la prise de contact. Nous avons rencontré son fondateur afin d’en apprendre davantage sur l’entreprise et sa vision de l’entrepreneuriat en tant qu’étudiant.

Comment est née Gabby et quel est son concept ? 

Ma volonté d’entreprendre est née à force d’écouter des podcasts inspirants sur l’entrepreneuriat. En effet, de nombreux podcasts mettent en avant des entrepreneurs ayant monté leur entreprise rapidement. J’aime apprendre, c’est ce qui me stimule. Or, lorsqu’on entreprend, on est obligé de toucher à tout, on assimile donc énormément de choses. Entreprendre, c’est apprendre en accéléré…

Puis, j’ai rencontré Gaëtan, mon associé et co-fondateur de Gabby, qui est développeur. Gaëtan avait acheté un bien immobilier et, à cette occasion, il s’était rendu compte que le secteur de l’immobilier n’avait pas encore pris le tournant de la technologie pour améliorer l’accompagnement de leurs clients. Nous avons donc identifié une problématique, et bien sûr une opportunité : il y a beaucoup trop de demandes sur le marché pour qu’elles soient toutes traitées en temps et en heure. Nous avons donc lancé Gabby, une solution proposée aux professionnels de l’immobilier pour les aider à améliorer la gestion de leur base clients. La plateforme permet d’engager instantanément les prospects grâce à la capture et la qualification automatique de ceux-ci, 24h/24, 7j/7. Ainsi, les agences immobilières peuvent acquérir et centraliser les prospects, les convertir en leads qualifiés, planifier avec ceux-ci le process d’achat / vente et conclure avec les clients finaux.

Quels ont été/sont vos principaux défis en tant qu’entrepreneur ?

Pour moi, allier les cours à l’IÉSEG et l’entrepreneuriat est le défi majeur car il y a des enjeux des deux côtés. Je devais à la fois valider mon deuxième semestre de première année de Master tout en étant disponible pour notre entreprise. J’étais principalement en charge de la conduite de l’étude de marché. Or, mon associé travaillant à temps plein pour Abby, je me devais également de m’y investir (presque) autant que lui. Ce n’est pas facile de concilier les deux, mais grâce à l’IÉSEG, j’ai pu remplacer mon mémoire par un projet de création d’entreprise, ce qui m’a beaucoup aidé pour allier les deux univers. Tous les livrables pour l’IÉSEG me servent donc également pour mon entreprise, et notamment pour aller chercher des financements par la suite.

Qu’est-ce que l’IÉSEG vous a apporté pour votre projet entrepreneurial ?

Bien sûr, le cours d’entrepreneuriat était passionnant et m’a permis de voir toutes les étapes de création d’une entreprise et de comprendre le modèle de base permettant d’avancer rapidement.

Mais surtout, j’ai pu parler de mon projet à de nombreux professeurs et ils m’ont tous beaucoup aidé, ils sont très disponibles. J’ai eu des retours très pertinents de leur part, et j’ai même pu bénéficier d’un superviseur financier. En parallèle, même si je n’y suis pas incubé, j’échange beaucoup avec les équipes de l’Incubateur IÉSEG, qui agissent un peu comme des mentors.

Quelle suite envisagez-vous pour votre entreprise ?

Nous sommes actuellement en phase de bêta test avec trois gros clients et nous allons bientôt signer notre premier contrat. La proposition de valeur a déjà été validée, nous aurons donc notre première rentrée de chiffre d’affaires en janvier 2022. Ensuite, en mars ou avril, nous nous pencherons sur la recherche de bourses et subventions. A la même période, nous embaucherons plusieurs personnes pour la vente, le support client et le développement technique. Je vais ensuite prendre une année de césure pour travailler sur l’entreprise et si nous atteignons notre objectif, j’y ferai mon stage de fin d’études.

Après l’IÉSEG, l’objectif est de faire grandir Gabby pendant quelques années afin d’apprendre un maximum de choses, de développer mon réseau et de gagner en expérience, avant de créer une autre entreprise. Avec celle-ci, j’aimerais vraiment pouvoir monter un projet à impact positif dans un domaine qui me passionne. J’ai déjà beaucoup d’idées, mais le projet concret reste à définir. J’ai encore le temps pour cela. Ce qui est sûr, c’est qu’aujourd’hui je ne me vois pas travailler dans une entreprise : je veux continuer à travailler pour mon propre compte.

Avez-vous constaté une évolution entre le moment où vous êtes entré à l’IÉSEG et aujourd’hui, quelques années plus tard ?

J’ai fait partie de beaucoup d’associations au sein de l’École, notamment, le Bureau des Sports, How I Met Your Start-Up, l’Association des Etudiants de l’IÉSEG Lille ou encore IÉSEG Network. Finalement, s’engager pour une association, c’est comme de l’entrepreneuriat : tu es ton propre moteur pour conduire tes projets. J’ai beaucoup appris grâce aux associations de l’École, qui sont très professionnalisantes. Je me suis découvert la fibre entrepreneuriale grâce à elles et elles m’ont donc aider à faire le bon choix d’orientation pour mon cycle master.

L’IÉSEG est un écosystème très complet, qui permet de rencontrer des personnes qui sont justement des moteurs, des acteurs du changement qui ont la volonté d’accomplir quelque chose. La Vision de l’Ecole, « Empowering changemakers for a better society », prend tout son sens. Assez vite à l’IÉSEG, on nous demande de penser plus loin, d’envisager notre avenir. Je suis content d’avoir choisi cette École car, au-delà de nous amener à réfléchir, dès la troisième année, à notre projet professionnel, elle est un vrai levier pour notre projet de vie future. Toutes ces expériences m’ont fait mûrir et ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui.

Un conseil pour un futur entrepreneur ?

Il faut parler de son idée autour de soi et s’entourer de gens inspirants et curieux. Mieux on sait s’entourer, mieux et plus vite on avancera.