Découvrez « Femmes au sommet : les clés d’une entreprise performante et équitable », le dernier livre d’Élodie GENTINA
En France, les femmes représentent 56 % des étudiants dans l’enseignement supérieur et leur présence au sein des comités de direction est statistiquement associée à de meilleurs résultats économiques, à un meilleur climat social et à un impact environnemental positif. Pourtant, en 2025, aucune femme n’occupait la fonction de P-DG (présidence et direction générale cumulées) au sein des entreprises du CAC 40. Près de la moitié des administrateurs des grandes entreprises sont des femmes, mais moins de 10 % dirigent réellement ces entreprises…
Comme le résume Élisabeth MORENO (Ministre déléguée à l’Égalité entre les femmes et les hommes, à la Diversité et à l’Égalité des chances entre 2020 et 2022) en préface, la question n’est pas de savoir pourquoi les femmes ne montent pas plus vite, mais qui a construit un escalier pour seulement la moitié de l’humanité.
C’est ce paradoxe qu’interroge Élodie GENTINA, professeure-chercheuse à l’IÉSEG, dans son nouvel ouvrage co-écrit avec Khera DEFAMIE (le 14 octobre, aux éditions Dunod). Loin de chercher à mieux « adapter » les femmes à des organisations pensées sans elles, « Femmes au sommet : les clés d’une entreprise performante et équitable » met en avant une thèse centrale : le problème n’est pas le déficit de talent ou d’ambition, mais l’architecture même du pouvoir dans l’entreprise. Pour résoudre ce problème, il faut donc arriver à une transformation globale qui concerne autant les hommes que les femmes.
Le livre « Femmes au sommet : les clés d’une entreprise performante et équitable » se construit en trois temps. La première partie retrace les racines historiques et collectives des inégalités entre les femmes et les hommes au travail, et décrypte les mécanismes, souvent invisibles, qui nourrissent le plafond de verre. La deuxième partie propose des leviers concrets pour construire une entreprise « women inclusive ». La troisième partie appelle à une véritable révolution du leadership, pour écrire collectivement un nouveau récit du pouvoir en entreprise.

Elodie GENTINA explique : « Pour nourrir cette réflexion, nous avons rencontré de plus de 25 professionnelles, scientifiques et expertes. Nous voulions répondre à ce paradoxe majeur que, si les femmes sont diplômées, compétentes et performantes, pourquoi restent-elles si peu nombreuses là où se prennent les décisions ? Pendant des années, on a dit aux femmes : « osez davantage », « prenez confiance en vous », « apprenez à négocier », « soyez plus ambitieuses ». Cette manière d’aborder le problème fait peser sur les femmes la responsabilité de leur propre sous-représentation. »
Et de compléter : « Notre livre défend une autre idée : il faut regarder le système. Les mécanismes historiques, les représentations culturelles, les critères de recrutement, d’évaluation, de promotion ou de rémunération reproduisent ces inégalités. C’est précisément l’un de nos fils directeurs : le plafond de verre possède une dimension intérieure, mais également une dimension externe et organisationnelle. Notre objectif n’est pas de fabriquer des femmes capables de réussir dans un modèle historiquement construit autour de codes masculins. Il est de permettre à une pluralité de talents et de styles de leadership de s’exprimer. »
Experte reconnue de la Génération Z, autrice de plusieurs ouvrages de référence sur cette génération, Élodie GENTINA détaille ce qui n’est en rien un changement de domaine d’expertise : « Passer de la Génération Z au leadership des femmes, c’est une continuité naturelle. Depuis des années, je travaille sur les générations, mais aussi plus largement sur les relations intergénérationnelles. Ce qui m’intéresse fondamentalement, ce n’est pas de mettre les individus dans des cases : une génération est une grille de lecture qui permet de comprendre certaines évolutions de la société, mais elle ne doit jamais devenir une étiquette. »
Et de conclure : « Tous les jeunes ne se ressemblent pas, comme toutes les femmes ne se ressemblent pas, pas plus que tous les hommes ou tous les seniors. Ce qui m’intéresse, c’est de comprendre comment se construisent nos représentations et surtout comment elles peuvent devenir des stéréotypes. On entend, sur les jeunes : « ils ne veulent plus travailler », « ils ne respectent plus l’autorité », « ils sont infidèles à l’entreprise ». Sur les femmes, on entend encore qu’elles seraient moins ambitieuses, qu’elles auraient moins confiance en elles, qu’elles prendraient moins de risques… Dans les deux cas, on part d’une observation pour fabriquer une généralisation, puis on finit par enfermer les individus dans cette généralisation. »
« Femmes au sommet : les clés d’une entreprise performante et équitable » paraitra le 14 octobre aux Editions Dunod.